Newsletter 02-2011 / La Gendarmerie de Rendeux

 

Collection Centre de documentation
Ourthe moyenne. Circa 1906.

 

Collection Centre de documentation Ourthe moyenne. Photographie 2009.

A Rendeux, la police va emménager en juin prochain dans ses nouveaux locaux, après avoir passé 2 ans dans un container. Les anciens bâtiments, occupés par la défunte gendarmerie, datant respectivement pour la partie basse de 1901 et pour la partie haute de 1941, ont été aménagé en logements sociaux. Mais au XIXème siècle, la brigade de Rendeux été installée dans l’actuelle maison de la famille Defêche, au-dessus du quartier de la Golette, dans le haut du village. (cfr. Photographie 2009)

Légende :

De gauche à droite :
Maria Lambert
Mr Baonville
(gendarme civil)
Mme Colpain
Mr Colpain
Joanna Troquet
Mme Troquet
Mme Jaspar,?
Filles :
Adèle et Marie Servais
Le cordonnier Servais (Français qui habitait Rendeux)
Henri Colet (ancien bourgmestre de Rendeux)
Louise Colin (sœur de Joseph Colin)
Félix Colpain

Collection Centre de documentation Ourthe moyenne. Circa 1906. Editeur Epse Demelenne-Collet, Rendeux-Bas.

Dans les Almanachs administratifs de la Province de Luxembourg, figurent les noms des commandants de brigade. A Rendeux, en 1891 et 1892, le brigadier à pied en poste était Mr Godfroid et en 1893, 1894, 1895 et 1896, le brigadier à pied s’appelait Mr Cunin.

En fouillant dans les archives, voici quelques exemples du travail de la gendarmerie au temps jadis.

 

Extrait du rapport du commissaire d'arrondissement de Marche pour l'année 1899 In Exposé de la situation administrative de la province de Luxembourg pour l'année 1899, Arlon, Goetz, 1900.

 
 

Extraits de la Sureté Publique, section Police In Exposé de la situation administrative de la province de Luxembourg pour l’année 1862, Arlon, Bourgeois, 1863.

Un peu d’histoire générale


La gendarmerie belge est créée selon le modèle français, elle prend corps le 16 février 1791 comme héritière de l’ancienne Maréchaussée. Ses caractéristiques principales sont :

• Un corps uniforme, dépendant d’une autorité centrale
• Une institution nationale conçue comme un réseau présent sur l’ensemble du territoire
• Un corps structuré militairement avec des missions civiles.

En 1830, le gouvernement provisoire approuve un arrêté sur la première organisation de notre gendarmerie nationale, et en 1913, est créée la gendarmerie mobile.

Au début de l’occupation en juin 1940, elle se consacre uniquement à des tâches de police administrative et judiciaire. La libération du territoire est un coup d’envoi pour mettre en œuvre à la fois sa réorganisation et l’inévitable épuration.

En 1991, les « Accords de pentecôte » instaurent la démilitarisation de la gendarmerie. Jusqu’alors sous tutelle du Ministère de la Défense, elle devient un véritable service de police générale sous tutelle du Ministère de l’Intérieur.

La réforme des polices s’est déroulée en deux phases : le 1° janvier 2001 voyait la fusion de la gendarmerie et de la police judiciaire pour former la police fédérale ; le 1° janvier 2002, les brigades de gendarmerie et les polices communales fusionnaient en police locale.

Pour en savoir plus, je vous conseille l’ouvrage suivant : « La gendarmerie belge, 1796-2000, souvenirs d’un corps d ‘élite » de Jocelyn Balcaen et Benoît Dupuis à la Renaissance du Livre.

Archives : messieurs Jacky Adam, Louis Vieuxtemps et Jean-Michel Bodelet ; la Police fédérale belge ; L’Institut Archéologique du Luxembourg ; le Centre de documentation de l’Ourthe moyenne.